Ptolémée


La théorie des épicycles (2)

Ptolémée (+90 à +168)

Le point culminant de l'astronomie grecque antique fut atteint avec Ptolémée d'Alexandrie dont la théorie restera un véritable dogme jusqu'à l'époque de Copernic et Kepler. Son grand mérite est d'avoir tenté d'expliquer le mouvement apparent des planètes. Certains historiens modernes mettent en doute actuellement la sincérité même de Ptolémée et lui reprochent d'avoir fabriqué de toutes pièces de fausses observations pour appuyer et prouver sa théorie des épicycles.

Les Anciens se demandaient pourquoi les planètes n'obéissaient pas aux lois du mouvement général des étoiles : tantôt les planètes sont plus lentes, tantôt elles sont plus rapides et décrivent même parfois des boucles.
Reprenant le système des épicycles déjà suggéré par Hipparque, Ptolémée le généralisera : une planète tourne selon un cercle appelé épicycle autour d'un centre immatériel qui lui-même tourne autour de la terre selon une trajectoire circulaire nommée "déférent".

Auteur d'une oeuvre prolifique et féconde, qui embrasse les divers domaines de la science mathématique, Claude Ptolémée est surtout connu pour l'ouvrage en treize livres qui expose son système du monde : la Grande Syntaxe ou, d'après l'arabe, l'Almageste. Avec lui s'imposent des conceptions géocentriques, qui, tout en étant dès l'Antiquité en opposition avec les premières théories héliocentriques, seront le fondement de toute l'astronomie occidentale jusqu'à la révolution copernicienne, au XVIe siècle.

Outre d'abondants calculs astronomiques et études trigonométriques, Ptolémée fait oeuvre d'ingénieur, mettant au point divers instruments d'observation, dont un astrolabe très perfectionné. En tant que géographe, il a publié un ouvrage en huit livres, connu sous le nom de Géographie de Ptolémée, et qui définit une méthode pour réaliser une cartographie de la Terre.

Comme ce système ne rendait qu'imparfaitement compte du mouvement réel des planètes, les savants le complétèrent au cours des siècles en imaginant jusqu'à une quarantaine d'épicycles par astre.